Freelances, pourquoi la société a besoin de vous ?

Le travail est en pleine mutation, le freelancing, un début de réponse

Vous l’avez constaté et nous l’avons évoqué ici, le travail est en pleine mutation. Les intelligences artificielles franchissent en nombre les portes des entreprises. Elles sont perçues par certains comme une menace pour l’avenir du travail humain. D’autres voient en elles un facteur d’amélioration de la « condition humaine ». A ce stade, la seule certitude est qu’elles disruptent les modes de travail, les business models des entreprises, nos usages et comportements sociétaux.

L’un des premiers effets constatés est une pénurie de talents dans certains domaines comme la santé, la relation client, la communication numérique… générée par l’explosion des Intelligences Artificielles et des médias numériques. Pénurie qui peut aller jusqu’à ce que certains n’hésitent pas à qualifier de « guerre des compétences ». A l’exemple des bons codeurs/développeurs chassés, débauchés, à n’importe quel prix parfois !

Que ce soit par nécessité économique ou par aspiration personnelles, tous les acteurs du monde du travail sont concernés par cette évolution fondamentale qui se met en place.

Les entreprises regardent le freelancing avec intérêt

Pour autant, la création de postes d’une manière générale, reste perçue comme un risque par les entreprises. Les raisons sont multiples :
– le contexte sosioéconomique n’apparait pas encore comme assez stable pour inspirer les recrutements ;
– les expériences passées de « bulles internet » restent dissuasives,
– les cyber-risques médiatisés incitent à la prudence.

Les pouvoirs publics sont intéressés par le travail freelance

En encourageant les Français à créer leur emploi, les pouvoirs publics espère notamment une réduction du nombre de demandeurs d’emploi.

Le travail des freelances est perçu comme un début de réponse au problème du chômage, avec effet papillon sur l’économie, le niveau de vie, etc.

Les ressources humaines aspirent à l’indépendance professionnelle

Si ce que l’on appelle parfois désormais la « gig economy »1 s’est développée de façon exponentielle, ce n’est pas seulement pour combler une employabilité traditionnelle (CDI, CDD, intérim) en berne.

La tendance, notamment chez les millénials (moins de 35 ans) est de privilégier la liberté dans l’exercice de sa vie professionnelle. Ils y voient aussi une réponse à la fois pour capitaliser l’expérience professionnelle par la diversité des missions, et d’ouverture sur le monde du travail (découverte, rencontres, opportunités).

Les seniors y voient également une solution pour rester actifs et compléter des revenus diminués, souvent insuffisants pour garder une vie sociale épanouie.

Le portage salarial pour concilier freelancing et avantages sociaux

En parallèle, la précarité du statut de travailleur indépendant peut être perçue par certains comme un frein à l’adoption du statut de freelance. Or, si la solution du portage salarial permet de pallier cet inconvénient, elle n’est pas encore bien connue.

Le portage salarial permet pourtant de conserver les avantages sociaux du salariat et la prise en charge, par la société de portage, des contraintes administratives liées aux missions ou prestations réalisées par le salarié porté. Il permet un art de vivre sa vie de travailleur freelance !

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1 A l’origine, le terme anglais « gig » était utilisé par les musiciens pour désigner un concert ponctuel payé à la tâche. Depuis le déploiement des plateformes comme Uber, le terme est utilisé non plus seulement par le monde musical, mais pour désigner une économie dans laquelle travailleurs indépendants et sous-traitants sont payés à la tâche.

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